Festival de Cannes, le Temple du Cinéma

L’année dernière on a tous été soulagés que le Festival de Cannes ait été bien maintenu, bien que reporté à juillet. Mais en 2022, la grande fête du cinéma sur la Côte d’Azur est réellement de retour, cette fois-ci pour le mois de mai. Le château, ou l’église du cinéma, selon les mots de James Gray lors de la première d’Armaggedon Time, retrouve sa gloire d’antan, ses journées remplies de films et ses salles pleines de spectateur. En l’espace de peu de jours, on se sent à nouveau participer dans quelque chose de grandiose et collectif – on vous dit nos impressions en quelques mots et quelques films !

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La valse des patineurs, ou comment profiter de l’hiver à Montréal

Déjà dans le dernier post je disais que oui, l’hiver est en effet dur au Québec lorsqu’il fait -30 degrés Celsius pendant quelques jours ou qu’il y a un grosse tempête de neige, mais (au moins cet hiver-ci) ça ne dure pas longtemps. Côté positif: on peut vraiment en profiter. Quand il neige, on peut faire de la glissade, du ski alpin, une randonnées sur raquettes ou du ski de fond; et quand ça gèle… bah, on peut patiner!

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5 parcs autour de Montréal à visiter avec un chien

Si vous êtes en plein hiver à Montréal, avec un grand chien blanc, il n’y rien d’ouvert en ville à cause du confinement et vous disposez d’une voiture – vous n’avez qu’à partir tôt dans la matinée, quand la lumière est d’un blanc aveuglant et le ciel dégagé, pour découvrir les parcs nationaux autour de la ville! Voici leur liste qui vous aidera à mieux profiter de l’hiver au Québec.

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Noël au Québec

Une quatrième bougie de l’Avent allumée, les marchés de Noël déjà bien en place, et une bonne épaisseur de neige qui couvre les rues de Montréal… on n’a qu’à chanter d’après le standard: „it’s beginning to look a lot like Christmas”. Voilà pourquoi j’ai préparé une galerie de photos pour vous immerger dans l’ambiance festive dans les villes de Québec et de Montréal.

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La Terre des hommes

Le nouveau film de Nael Marandin touche à un sujet fragile: l’harcèlement, la discrimination et le viol dans le milieu agricole. L’histoire, même si traitée avec délicatesse, nous écrase par la situation fatidique dans laquelle se trouve la protagoniste principale.

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La mémoire du Liban

Deux films francophones récents, à savoir Memory Box et Sous le ciel d’Alice, nous plongent dans le contexte de la guerre du Liban. Alors que la pays lui-même connaît en ce moment une autre grande crise, ces deux titres nous permettent de mieux comprendre l’histoire et nous font nous rendre compte de l’actualité.

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L’identité en quête de territoire

La 50ème édition du Festival du Nouveau Cinéma s’est terminée fin d’octobre 2021. Certains films avaient déjà été présentés en automne, d’autres font leur entrée dans les salles cet hiver. On connaît les prix : pour en nommer seulement deux, Great Freedom a remporté la Louve d’Or en compétition internationale et en compétition nationale le prix a été décerné à Night Riders. Le premier, par un drame carcéral historique, suit l’histoire d’un jeune allemand homosexuel en Allemagne de l’Ouest ; le second est une fable située dans l’avenir qui illustre l’oppression des autochtones dans le passé et maintenant. Deux sujets très travaillés en ce moment, deux façons de les présenter sur l’écran. Mais d’autres enjeux propres au cinéma actuel sont également traités et le visionnage de quelques films de la compétition nationale nous a permis – nous semble-t-il – de saisir les préoccupations communes des cinéastes : tous, commençant souvent par la mort du père ou une fuite de son pouvoir, dessinent l’itinéraire d’un étranger faisant face à un nouveau territoire qui, finalement, s’avère être sa terre-mère avec laquelle il tente de renouer une relation.

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Amour et avarice – histoires parallèles

Cette année sortent presque en même temps deux drames historiques adaptés de romans d’Honoré de Balzac: Eugénie Grandet et Illusions perdues. Le premier s’inscrivant dans le cycle provincial de La Comédie Humaine, le second dans le cycle parisien. Je raffole personnellement de films situés dans le XIXème siècle donc, ayant vu Eugénie Grandet dans le cadre du festival Cinemania, j’attends avec hâte la première canadienne des Illusions perdues. Voyons alors comment le film réussit dans l’adaptation!

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Les prophéties du nuage rose

« [L’art] est l’expression de la société » (Mercure de France, 1802). Cette affirmation de Louis de Bonald – homme politique, philosophe et essayiste français de la fin des XVIIIème et XIXème siècles – pose clairement le besoin toujours actuel de voir en l’art un commentaire de la société, qu’il soit politique, social, culturel, technologique ou pandémique. Cette vision de l’art comme « miroir qui se promène le long d’une grande route » (Le Rouge et le Noir de Stendhal, 1830), bien que beaucoup critiquée puis laissée aux oubliettes par le XXème siècle et ses théories post-modernes, semble aujourd’hui renaître de ses cendres et être à son apogée dans le 7ème art. Toutefois, cette vision de l’art comme expression pure et simple de la société actuelle ne risque-t-elle pas de tendre vers une systématisation de l’art comme commentaire de notre époque ? Ne risque-t-on pas d’imposer à l’art notre vision de celui-ci sans chercher à comprendre ce qu’il veut nous montrer en premier lieu ? Si l’art – ici le cinéma – est bel et bien l’expression d’un regard sur la société montrée, n’est-il pas également le dévoilement des craintes possibles vis-à-vis de la société dans laquelle on évolue ? Autrement dit, l’art n’aurait-il pas une fonction prophétique par rapport à la réalité qu’il dépeint plus qu’une simple possibilité de donner à voir de l’extérieur ce qui se passe à l’intérieur d’une société ?

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